La vie sans bornes

Le sens, rien que le sens. Ce que nous voulons : TOUT. Le carnaval des mots dits

25 octobre 2007

Le 24 octobre 2007

Juste remarque que celle de Dingo. On écrit pour être lu et pour être confronté à la critique. J'entends autour de moi beaucoup d'écrivains huer les critiques. Mais que seraient-ils sans eux ? Dans cette société de la communication à  outrance, du marketing à outrance, le critique littéraire sert de passeur entre l'écrivain et le lecteur.
Ecrivant sur ce blog, mes chroniques cet été, j'ai pris conscience de l'isolement dans lesquelles celles-ci me mettaient quand j'étais confrontée à mes propres mots et à mon propre silence. Un jour, une femme m'a remerciée d'avoir fait une critique d'un livre d'Ogawa : je lui avais donné envie de lire. Ma journée s'en est trouvée éclaircie.
L'écriture est narcissique puisqu'elle recherche la reconnaissance, avoir un blog est le narcissisme à l'état pur, je suis là, je vous parle, écoutez-moi, je vous donne une ligne directrice etc.
Je n'ai pas envie de cela.
Imaginez ce que Barthes pourrait écrire en lisant les blogs, je sais qu'il est passé aux oubliettes, puisque maintenant plus rien n'est construit, détruisons ce que nous avons encensé pour faire autrement, évolution d'une société qui perd son sens.
En ce matin gris et triste, j'ai envie de donner du bonheur.
N'est-ce pas hautement prétentieux ?

Posté par estherd à 10:56 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


22 octobre 2007

le 22 octobre 2007

En ce jour où la lecture de la lettre de Guy Moquet dans les lycées fait débat, je me pose justement la question sur la lecture ou sur les lectures. Avons-nous tous le même regard sur un texte ? Les mêmes interprétations ? J'étais, déjà, lors de mes études très en suspens par rapport aux commentaires composés que nous devions rendre. Très en recul.
Le commentaire d'une de mes  amies, l'autre jour, m'a particulièrement interpellée. "Tu n'écris que de l'autobiographie". Je me suis sentie blessée par cette remarque. Cette blessure, je le sais, provient du problème que j'ai avec la représentation. Mais est-ce la seule explication ? Pensant aux écrits de Forrest, je me demande jusqu'où peut aller l'écriture. Quelles sont les limites de l'autobiographie, doit-on tout dire ? L'écriture deviendrait-elle un divan de psychanalyste et le lecteur le thérapeute ? D'autre part dans le récit autobiographique, où l'écrivain met nécessairement en scène ses proches, n'y a-t-il pas un débordement ?
Je m'interroge ...
Le ciel est plombé sur Paris, depuis peu, il fait froid.
Cécilia et Nicolas ont divorcé, on ne parle plus que de cela.
J'ai peur que le sens se perde dans cette peopolisation à outrance ...

Posté par estherd à 17:49 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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